Un chemin d'acceptation de soi

  Il m'a fallu du temps pour accepter mon homosexualité. J'avais alors 35 ans, j'étais marié, des enfants. Ce n'est pas une situation simple... J'ai fait des rencontres, je me suis documenté, pour comprendre ce qui m'arrivait... Echanger avec des personnes dans ma situation. Comprendre comment j'ai pu me cacher la vérité à ce point pendant toutes ces années? Alors que je connaissais mes désirs, que j'avais tous les éléments pour comprendre qui j'étais.

J'ai rassemblé ici des témoignages, des références, des poèmes qui m'ont aidé. Si ça peut être utile...

CyriIIe

PS: le site s'enrichit des récits envoyés par les lecteurs.

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cyrille (escargot) un-chemin-d-acceptation-de-soi.com

 

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Titus18 juin 2017témoigner
Je vais vous expliquer mon histoire...j'ai rencontre un homme sur un site gay moi etant separe avec une fille de 16 ans et lui separe avec 2 filles une de 4ans et une de 3...nous essayons de nous voir quand on sait, cest a dire 1x par semaine ou 2 mais la situation est un peu delicate dans le sens ou personne est au courant. Son ex lui demande de garder les enfants quand elle travaille mais a son domicile a elle, ou quand elle l'invite a diner ou pour faire le jardin cuisiner et faire les taches menageres mais n'ont pas instaure de garde pour les enfants....il retourne ensuite a son appart pour dormir.....nous vivons une belle histoire mais une crainte de ma part s'est installee donc je sais pas comment je dois reagir.si quelqun connait la meme situation ce serait sympa de m.eb dire un peu plus merci
 
Anonyme74917 juin 2017Guérir de l'homosexualité
L'hommosexualité N'EST PAS UNE MALADIE ON N'EN GUERRI PAS ON EN FAIS LE CHOIX C TOUT ET PERSONNE NE VAS FORCER QUICONQUE A ETRE CE QUI POUR LUI EST "NORMAL". PERSONNE N'EST NORMAL ON EST TOUS DIFFÉRENT.
 
 
je lis avec attention les témoignages, je suis perdu voulant être moi et ne pas faire souffrir autour de moi...Les témoignages sont déjà anciens y a t 'il des nouvelles de Nathanael et des autres pour savoir la suite
 
Marco30 mai 2017Prêtre et gay
Bonjour Ermite, pourriez-vous m'informer sur ces Eglises en Belgique plus tolérantes envers les homosexuels?
 
 
 
 
Mon dieu que ça fait du bien de vous lire, j'ai 37 ans et autant d'années de souffrance, je me suis séparé de la femme il y a un an, nous avons eu 3 enfants magnifiques, depuis quelques mois je vis avec une femme formidable, mais à force de parler elle a su percer mon secret et ça m'a libéré, je l'ai par la suite annoncé à mes parents et à mon frere, je ne sais plus où j'en suis !! Si mon message est clair répondez moi, je souffre je ne sais plus que faire je suis torturé, suis je bi, suis je homo, pour moi je suis bi avec une attirance beaucoup plus forte pour les hommes....
 
Bonjour j'ai 55 ans marié 4 enfants. Et après de nombreux plan sexe gay j'ai fait la connaissance il y plus d'un an d'un homme de 51 ans qui vis avec un homme. nous nous sommes rencontrés sur un site gay et depuis nous vivons le grand amour. Pas un jour sans sms et les week-end sans sont longs. Par contre nous nous voyons 1 à 2 fois par semaine et c'est un pur régal. Je sais que cette relation restera une relation d'amants car il adore son compagnon avec lequel il vit depuis 8 ans. Mais quel bonheur de se voir , de s'embrasser , se caliner , causer , rire et faire l'amour.Je vis avec cet homme une relation amoureuse homosexuelle forte et intense. Et c'est super beau d'autant que je ne pensais jamais vivre ce que je considère comme le summum de mon homosexualité : aimer un homme qui m'aime. Mais je suis réaliste et je sais qu'un jour il faudra l'oublier. Mais oublie-t-on vraiment un amour? Didier
 
Bonjour,
Témoignage touchant et bouleversant !
Vraiment...
La gorge nouée et le regard trouble, j'écris ces quelques mots pour vous dire tenez bon, courage vous êtes sur le bon chemin : le vôtre !
VIVEZ JUSQU'A LA FIN QUOIQU'IL ARRIVE !
 
Bonjour,
je suis gay et amoureux d'un homme marié et deux enfants. Votre témoignage fait écho en moi et m'interroge sur la situation de mon amant et s'il souffre tout comme vous de la situation.
Je commence à souffrir également de la situation car je sais que plus le temps va passer plus il me sera difficile de le quitter.
Cette semaine nous nous sommes disputés sur un malentendu mais en arrière plan pour moi il y avait cet intention de le quitter mais cela est déjà bien difficile à faire et même à l'imaginer.
Je vous souhaite du courage surtout celui de vivre pour vous donc une vie qui soit la vôtre !
cela demande courage et énergie mais au final vous gagnez beaucoup en liberté et enfin vous pourrez être !
portez vous bien !

stand gay

 

  Souvenirs  (Rentrée des associations)

 

“Je peux même vous dire où vous étiez. Vous étiez place des Rongitoines, à l’endroit où il y a aujourd’hui le stand d’une chorale de Gospel. Je revois des hommes. Je me rappelle aussi de ce que je me suis dit: ”_Des personnes comme moi, des homosexuels.” Je pouvais me confier: être enfin compris et ne plus être seul avec mes désirs. Il y avait quelques pas à faire et une main à tendre, et le plus dur: accepter, en faisant cette démarche, mon homosexualité.  Qu’est-ce que ce mot me faisait mal. C’était sale, c’était le vice. Le vice dont j’étais atteint et sur lequel était écrit en gras: NE LE DIS A PERSONNE. Est-ce que je pensais que tant que je ne le disais pas cela n’existait pas, d’un sens? Est-ce que j’ai eu peur qu’on me voit devant ce stand honteux? Je crois que ce qui me faisait le plus peur c’était de me retrouver face à cette réalité, cette réalité indicible mais têtue: j’étais homosexuel. Je suis homosexuel. J’avais 20 ans et j’ai fait demi-tour sans saluer “les hommes sur le stand de l'association Gay". Deux ans plus tard je me mariais. Ca fait 20 ans.

Aujourd’hui, je suis à nouveau passé à côté du stand de l'association Gay; beaucoup plus visible qu’il y a 20 ans avec moult drapeaux et panneaux colorés. Je me suis arrêté pour saluer Denis. Je lui ai parlé de mes soucis et il m’a encouragé d’un geste chaleureux. Le stand n’est plus aux Rongitoines mais rue Royale, pas loin d'une association de pères divorcés. J’ai pris leurs coordonnées...

Aujourd’hui, je me dis en général que si je me suis marié, c’est que je n’avais pas conscience, à 20 ans, d’être homo. Et puis, certains événements me rappellent que si, je savais. Je le savais parfaitement.

 

aux associations gays: merci d'exister


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. un chemin d'acceptation de soi - dans Marié et homo: mon parcours
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commentaires

renaud 26/04/2011 21:56



Pq suis-je différent ? Pq moi ? Je suis rassuré et souffre à la fois de partager de superbes moments avec la maman de ma fille...


...quelque chose très fort. Mais cela se vit en silence, en tte discrétion, situation professionnelle oblige. La crainte de ces réactions me paralyse. Ou serai-je demain ? Le bien être de ma
fille avant tout, je veux m'oublier pour elle. Je refuse qu'elle souffre "adulte" d'un mal être quelque part dans son enfance. Lui donner ttes les armes dont elle a droit. Et pourtant je me dis
également que j'ai le droit de vivre ma vie avec mes différences. Je vais sur mes 40 ans.


Lire ces articles me fait du bien.  



un chemin d'acceptation de soi 30/04/2011 07:40



Salut Renaud,


"Pourquoi suis-je différent?" Tout ne peut-il pas continuer comme avant? L'avenir fait peur, parfois quand on sait que le changement est inéluctable car il faudra bien finir par être soi. Quand
on sait aussi qu'on "emmène dans la tourmente" femme et enfant. Pourtant est-ce sûr que c'est un mal pour eux? Je veux apprendre à mes enfants le courage d'être soi...


Amitiés, courage ...


CyriIIe



Gin 07/11/2010 07:10



@Christophe Martet “On le sait très vite” euh… peut-être, peut-être pas! Quoique c’est mon grand mystère: c’est plus facile pour
les garçons de savoir? Je relie ça vaguement au côté “mécanique” de la manifestation du désir masculin, mais bon je n’y connais rien, du coup j’ai des jolies petites théories dans la tête,
surement très stupides (les garçons et moi ça fait 30).
Ou après ça dépend de la définition du très vite… pour moi n’avoir les premiers signes que vers 18 ans, je trouve ça horriblement long, le verbaliser à 20 ans, je trouve ça très long aussi… du
coup je ne peux qu’être remuée par le post d’Un chemin d’acception de soi, qui visiblement le verbalise si tard… 15 ans à se construire une prison tout seul pour reprendre ses propos (mais il
n’est jamais trop tard pour commencer une nouvelle vie), forcément ça interpelle, secoue mais ça me donne aussi l’envie de lui souhaiter tout plein de bonheurs (futurs et présents).


J’aime beaucoup ce post, merci, ça me rappelle des souvenirs, ce fait de savoir sans savoir en fin de compte. On se dit: tiens, je viens de me rendre compte que je suis homo, et puis si on
cherche bien on arrive à trouver des signes…
Je comprend tout à fait l’idée de “si je ne le dis pas, je ne le suis pas”, ça reste de l’ordre du virtuel. Pas d’idée de vice pour moi, pas de peur de la réaction de la société non plus, je suis
née visiblement 20 ans plus tard que vous (toi? je ne suis pas forcément à l’aise avec le tutoiement sur internet de personnes visiblement plus âgées que moi ^^), la vie est plus facile pour
s’accepter, même si ce n’est pas encore l’idéal. Même sans cela, il doit y avoir quelque chose, un je-ne-sais-quoi qui m’a empêcher de le verbaliser, que je n’ai pas encore réussi à trouver.
Je comprends aussi la peur, cette peur qu’on me vois aussi à regarder la vitrine d’une assoc LGBT, qui me pousser à l’effacement systématique de l’historique d’internet quand j’allais sur des
sites d’infos LGBT ect…
Peur irraisonnée, la même que pour vous, celle de se dire “si je rode près des centres LGBT, si je lis 40 témoignages sur suis-je homo? et que j’ai peur qu’on le sache, ça ne cache pas quelque
chose en fait?”. Merci pour cette phrase: cette réalité indicible mais têtue: j’étais homosexuel(le). Je suis homosexuel(le).


Bref merci pour votre blog, très intéressant, et désolé de vous laisser un pavé sur votre post, mon besoin de verbaliser ayant pu se réaliser, il se manifeste pas mal à coups de long commentaires
sur ma vie dans les posts de yagg ^^’ (je n’ai pas d’excuses en plus, car j’avais aussi ouvert un blog…)



Christophe Martet 30/10/2010 10:00



Tout à fat d’accord avec toi. On le sait très vite, même si parfois le déni est si puissant que l’on ne veut pas le reconnaître. Merci pour ce post