Un chemin d'acceptation de soi

  Il m'a fallu du temps pour accepter mon homosexualité. J'avais alors 35 ans, j'étais marié, des enfants. Ce n'est pas une situation simple... J'ai fait des rencontres, je me suis documenté, pour comprendre ce qui m'arrivait... Echanger avec des personnes dans ma situation. Comprendre comment j'ai pu me cacher la vérité à ce point pendant toutes ces années? Alors que je connaissais mes désirs, que j'avais tous les éléments pour comprendre qui j'étais.

J'ai rassemblé ici des témoignages, des références, des poèmes qui m'ont aidé. Si ça peut être utile...

CyriIIe

PS: le site s'enrichit des récits envoyés par les lecteurs.

Pour m'écrire / témoigner:

cyrille (escargot) un-chemin-d-acceptation-de-soi.com

 

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Titus18 juin 2017témoigner
Je vais vous expliquer mon histoire...j'ai rencontre un homme sur un site gay moi etant separe avec une fille de 16 ans et lui separe avec 2 filles une de 4ans et une de 3...nous essayons de nous voir quand on sait, cest a dire 1x par semaine ou 2 mais la situation est un peu delicate dans le sens ou personne est au courant. Son ex lui demande de garder les enfants quand elle travaille mais a son domicile a elle, ou quand elle l'invite a diner ou pour faire le jardin cuisiner et faire les taches menageres mais n'ont pas instaure de garde pour les enfants....il retourne ensuite a son appart pour dormir.....nous vivons une belle histoire mais une crainte de ma part s'est installee donc je sais pas comment je dois reagir.si quelqun connait la meme situation ce serait sympa de m.eb dire un peu plus merci
 
Anonyme74917 juin 2017Guérir de l'homosexualité
L'hommosexualité N'EST PAS UNE MALADIE ON N'EN GUERRI PAS ON EN FAIS LE CHOIX C TOUT ET PERSONNE NE VAS FORCER QUICONQUE A ETRE CE QUI POUR LUI EST "NORMAL". PERSONNE N'EST NORMAL ON EST TOUS DIFFÉRENT.
 
 
je lis avec attention les témoignages, je suis perdu voulant être moi et ne pas faire souffrir autour de moi...Les témoignages sont déjà anciens y a t 'il des nouvelles de Nathanael et des autres pour savoir la suite
 
Marco30 mai 2017Prêtre et gay
Bonjour Ermite, pourriez-vous m'informer sur ces Eglises en Belgique plus tolérantes envers les homosexuels?
 
 
 
 
Mon dieu que ça fait du bien de vous lire, j'ai 37 ans et autant d'années de souffrance, je me suis séparé de la femme il y a un an, nous avons eu 3 enfants magnifiques, depuis quelques mois je vis avec une femme formidable, mais à force de parler elle a su percer mon secret et ça m'a libéré, je l'ai par la suite annoncé à mes parents et à mon frere, je ne sais plus où j'en suis !! Si mon message est clair répondez moi, je souffre je ne sais plus que faire je suis torturé, suis je bi, suis je homo, pour moi je suis bi avec une attirance beaucoup plus forte pour les hommes....
 
Bonjour j'ai 55 ans marié 4 enfants. Et après de nombreux plan sexe gay j'ai fait la connaissance il y plus d'un an d'un homme de 51 ans qui vis avec un homme. nous nous sommes rencontrés sur un site gay et depuis nous vivons le grand amour. Pas un jour sans sms et les week-end sans sont longs. Par contre nous nous voyons 1 à 2 fois par semaine et c'est un pur régal. Je sais que cette relation restera une relation d'amants car il adore son compagnon avec lequel il vit depuis 8 ans. Mais quel bonheur de se voir , de s'embrasser , se caliner , causer , rire et faire l'amour.Je vis avec cet homme une relation amoureuse homosexuelle forte et intense. Et c'est super beau d'autant que je ne pensais jamais vivre ce que je considère comme le summum de mon homosexualité : aimer un homme qui m'aime. Mais je suis réaliste et je sais qu'un jour il faudra l'oublier. Mais oublie-t-on vraiment un amour? Didier
 
Bonjour,
Témoignage touchant et bouleversant !
Vraiment...
La gorge nouée et le regard trouble, j'écris ces quelques mots pour vous dire tenez bon, courage vous êtes sur le bon chemin : le vôtre !
VIVEZ JUSQU'A LA FIN QUOIQU'IL ARRIVE !
 
Bonjour,
je suis gay et amoureux d'un homme marié et deux enfants. Votre témoignage fait écho en moi et m'interroge sur la situation de mon amant et s'il souffre tout comme vous de la situation.
Je commence à souffrir également de la situation car je sais que plus le temps va passer plus il me sera difficile de le quitter.
Cette semaine nous nous sommes disputés sur un malentendu mais en arrière plan pour moi il y avait cet intention de le quitter mais cela est déjà bien difficile à faire et même à l'imaginer.
Je vous souhaite du courage surtout celui de vivre pour vous donc une vie qui soit la vôtre !
cela demande courage et énergie mais au final vous gagnez beaucoup en liberté et enfin vous pourrez être !
portez vous bien !

prisonnier

Je relongeais ces longs couloirs à la lumière blafarde, couloirs étroits, où résonnaient mes pas, le bruit de ma démarche heurtait les murs et les portes fermées me suffoquaient comme si j'allais à nouveau pénétrer une de ces cellules grises...Puis je me suis réveillé, en sursaut, mon oreiller trempé, le corps ruisselant d'une nuit trop chaude. Pourtant, il faisait froid dans la chambre, et en regardant l'heure, je me suis rendu compte que je n'avais fait qu'un rêve...

Toute ma vie (je ne suis pas si vieux) venait de me revenir, en un instant, comme un défilé imperturbable d'images, de sons, de visions, de couleurs, de pensées, d'impressions...

Toute une vie d'enfermement, de renoncements, de non-dits, d'échappatoires, de défilement, toute une vie qui avait commencé un beau jour où...


Ce jour là, âgé de 7 ou 8 ans je ne sais plus exactement, je fus confronté pour la première fois à ma réalité. Je ne sais même plus comment c'est venu, mais ça s'est affiché, gravé dans ma mémoire à jamais.

Ma mère venait de m'expliquer, avec ses mots à elle, et en cette époque pas si lointaine, mais avec une gêne perceptible, le sens du mot HOMOSEXUALITE.
- M'man, c'est quoi un homosexuel ?
- C'est dégueulasse, c'est un homme qui couche avec un autre homme!
Point.
Cette définition, pour lapidaire qu'elle soit, m'est restée dans la caboche. Je ne savais pas encore pourquoi, mais elle s'accrochait, rien à faire...
"C'est dégueulasse de dormir avec un garçon ? Pourtant, quand mon cousin vient à la maison, il dort avec moi..."
Je gardais mes réflexions innocentes pour moi.
Il m'étais bien arrivé d'entendre des choses compliquées dans la cour de l'école, ou dans le square de notre cité HLM, de la part des plus grands : "t'es qu'une tapette". "Sale PD", Pédale". De la part de ces garçons que je regardais déjà avec envie, avec admiration, cela faisait office de vérité sacrée, de parole non contestable...
Je compris assez vite que ces noms d'oiseaux n'avaient rien d'amical. Même si je n'en saisissait pas le sens exactement, eux non plus probablement d'ailleurs.
A l'école primaire, j'étais plutôt solitaire, bon élève. A part ça, quelque chose me différenciait des autres, quelque chose d'indiscible, d'inexplicable, comme des barreaux imaginaires qui me séparaient du commun des mortels de la cour de récré.
Au foot, c'était pareil, même pire. Mon père avait voulu que je fasse du sport. Par dépit, j'avais choisi le foot. Je n'étais pas très volontaire, je préférais aller chez ma grand-mère, le mercredi, regarder Goldorak et jouer dans la cour.
Elle au moins, elle ne faisait pas chier, elle m'appelait à 16h : "Erwan, le thé est servi", et il y avait des douceurs à la confiture qui tranchaient tellement avec ce monde de brutes...
Mais c'était un nouveau barreau que je rajoutais, inconsciemment, à ma porte blindée !
Comment aurais-je fait autrement ? On me disais fragile, le fi-fils à maman, toujours dans ses jupons, isolé, raillé car incapable de faire une reprise de volée...
"T'es pas une fille nom de dieu" résonnait étrangement en moi...

 

Non, je savais que je n'étais pas "une fille", comme ils disaient. Mais je savais que je n'étais pas comme les autres garçons. Et j'ai eu ma révélation lorsque mon grand frère, aîné de deux ans, a commencé à flirter, lui, avec des nanas.
Ca m'a d'ailleurs choqué, allez savoir pourquoi, cet été là. Je l'ai vu embrasser cette estivante, et il a essayé de me refiler sa petite soeur...
J'ai fui, comme un prisonnier acculé à ses quatre murs mais qui trouve quand même le recoin où se cacher...J'ai ajouté un nouveau barreau à ma porte !

 

sortir

 

Le collège est arrivé. Déjà, au primaire, je gardais ces images merveilleuses de jolis garçons de ma classe, les plus beaux, allez savoir pourquoi.
Mais là, la chose, cette chose étrange dans le corps, prenait âme d'une façon plus concrète, une envie indescriptible de toucher, de sentir, d'embrasser, comme les autres, mais pas comme les autres.
Tandis que mon frère collectionnait les petites copines, je collectionnais les rêves, je me réfugiais dans des mondes imaginaires, construits par moi et pour moi, seul, je décidais enfin du début et de la fin, dans un happy end tranquille, confortable, et j'accrochais encore, un nouveau barreau à ma porte.
Ma première 4e, deux filles de la classe m'ont fait subir le martyr. Elles se sont acharné sur ce gars timide, rougissant, et puis, et puis...c'était des filles ! Une peur trouble s'est installée. Dans ces années 80, on ne discutait pas beaucoup en famille de ces choses là, chacun faisait son parcours.
Le mien devait être semé d'embuches !
Comme un phénix, je me suis pourtant redressé, j'ai commencé ma longue carrière de menteur, ou plutôt d'acteur d'une pièce que je n'avais pas écrite, dont les actes se déroulaient tous les jours, mais où je pouvais malgré tout boter en touche, sous des prétextes inimaginables, des excuses qui semblaient me tomber du ciel.
Car malheureusement, triste paradoxe, je plaisais encore à des filles. Un jour, une copine de lycée, plus vieille que moi, me ramena en voiture. A l'entrée de ma rue, elle me dit "tu me fais un bisou ?" Moi, comme un niais, je croyais encore à l'innocence des rapports, je l'ai embrassée sur la joue. "Non, pas là !" m'a-t-elle dit, et là j'ai compris, moi qui ne m'imaginait pas désirable puisque ne désirant pas ! J'ai rajouté un barreau à ma prison, un plus gros peut-être !
Quelques années avant pourtant, j'avais eu une expérience avec un garçon, mais pour lui comme pour moi, cela devait répondre du hasard, de l'anecdote...

Cour d'appel.


Je suis passé en appel. La première condamnation a été confirmée, renforcée même. Prison ferme, interdiction de s'évader, surveillance jour et nuit ! A la télé dans ma cellule, il n'y avait que des programmes réprobateurs : La Cage aux Folles... Ces rires gras des matons de mon quotidien me soufflaient comme un vent mauvais, résonnaient dans ma tête comme un message subliminal :

"Non tu ne peux pas être cela, ce n'est pas possible, c'est dégueulasse, les autres ne sont pas comme cela"
Pourtant, au travers des barreaux, je voyais au loin des désirs naître, grandir, des fantasmes devenir obsessions, mais jamais personne, au parloir, ne venait me l'expliquer.
Je suis donc entré en mode clandestin, je me suis évadé quelques fois: un site minitel (que ça doit paraître désuet aux taulards d'aujourd'hui), les annonces dans le gratuit du coin, l'entrée d'une boîte homo où poireautaient deux trois mecs attendant l'entrée, tandis que mon entourage riait aux éclats "ah regardes, c'est des PD !".
Nouveau barreau.
A la fac, ça n'a pas changé. Les barreaux étaient trop soudés, impossible de les scier comme ça, avec une simple lime à ongles ! Pourtant, il y eu cette rencontre avec J. pendant les grèves de 95. Lui était sorti, et criait haut et fort qu'il était libre... Peut-être trop fort pour moi, qui n'avait qu'à bien me tenir si je voulais être libéré en conditionnelle...
Car je n'ai pu me libérer que plus tard, malgré l'évolution du dehors.


Dernier jugement.


évasionCe mois de mai 2004, il faisait décidément trop beau pour rester enfermé ! La vie suivait son cours, la mienne aussi, j'étais heureux sans l'être...

A 30 ans, condamné depuis 15, je me suis conditionné à sortir.
C'est une amie qui venait souvent au parloir qui m'a donné les clefs de ma porte de prison. Elle m'a tendu cette perche que j'attendais depuis tellement longtemps pour escalader ce p***** de mur et, plutôt que d'hésiter comme d'habitude, comme trop longtemps, j'ai franchi le pas, je suis descendu, j'ai couru sans réfléchir, puis j'ai grimpé aux 2e mur, puis j'ai couru encore, essouflé, le coeur battant à déraison, avec une sorte d'ivresse indescriptible, une peur immense aussi, devant ce champ de liberté qui m'était soudain offert, moi qui n'avait connu que les quatre murs de ma cellule dorée !

Epilogue.


Quelques jours plus tard, j'ai revu mes juges. Une soixantaine, peut-être plus...je ne sais plus. A chaque audition, j'ai cru retourner en taule, et en reprendre pour plus long. Mais à chaque fois, ma liberté a été affirmée.

Mais non, c'était fini, comme un sale cauchemar, comme cette nuit où je me suis réveillé en sueur, où j'ai regardé l'heure, et où j'ai compris que je venais de me mettre 15 ans de prison ferme tout seul.
Et eux, ces c**s de juges, n'en étaient plus, ils avaient jeté leur robe d'hermines en me faisant comprendre que ce n'était qu'un déguisement, pour une pièce en trois actes qui venait de s'achever sous les applaudissements d'un public avenant.
Dans les loges, quel succès, on a tous trinqué, et ils m'ont dit :

"Et alors ?"... 

 

enfin-libre.jpg

Nathan

Source: et-alors.net

commentaires

1loops 25/03/2016 21:26

J'ai bientôt 49 ans...je ne me souviens plus la dernière fois que je me suis amusé...insouciant....simplement libre....il y a plus de 30 ans!!! J'ai tellement appris...tout reste confus...je suis si fatigué. J'ai eu de nombreuses petites amies (plus de 10 ans chaotique avec la "dernière"), j'ai un fils de plus de 20 ans. J'ai mis mon courage a l'épreuve ( forces spéciales , ring de boxe....et j'en passe) , j'aimerai tant me laisser aimer et je peut plus....trop tard....j'ai appris a jouer de la musique....et maintenant....j'aimerai tant jouer, chanter, partager ,m'amuser et aimer. J'ai consulté des psy...j'ai essayé... des amis m'on tendu la main....mais rien!!!!!!! J'ai repoussé tout le monde....des années et des années de solitude....je n'ai plus de force et mon cœur ne peut plus

Anonyme 04/06/2016 15:56

Bonjour,
Ton message est récent, où en es tu ?
Moi je suis en pleine dépression, suite à un coming out forcé par un burn out !
Je vois aussi un psy, c'est le 4ème, je n'arrive plus à vivre ! Je ne profite même plus de mes enfants !

PASTEUR PHILIPPE 24/06/2014 11:40


Bonjour ? Je refuse l'homophobie comme je refuse l'antisémitisme ? Je cherche à comprendre moi qui aime mon corps d'homme avec ce si beau pénis !!Cependant je suis aussi attiré par des
hommes jeunes bien faits ? Je ne pense pas au sexe pour cou cher vu mon titre de pasteur protestant ? Mais j'aime mâter de beaux mecs qui ont tout pour plaire tant ils sont craquants ? C'est beau
un mâle en érection ! Tendresse et bises intimes ! Philippe






Fred 07/07/2013 08:07


Quelle belle métaphore, c'est un texte magnifique dans lequel beaucoup d'entre nous peuvent se reconnaître. Je ne me rappelle plus très bien l'age que j'avais, je devais avoir entre 7 et 8 ans où
j'ai senti que j'étais plus sensible à l'image de l'homme que celle de la femme.


Difficile de grandir avec cette pression sociale et la dureté des mots qui fusent dans les cours d'école. Enfant, nous sommes influencés par la peur de nos parents qui eux mêmes ont été éduqués
avec une représentation négative de l'homosexualité : "c'est mal, ce n'est pas normal, tu es malade, on va te soigner, etc..."


Moi aussi, j'ai grandi avec cette peur qu'une personne découvre mon secret. J'ai tout fait pour cacher cette attirance pendant de longue année et construire une image derrière laquelle je me suis
protégé. Je n'ai pas été victime de collibets mais j'ai grandi isolé dans ma famille, à l'école. Avec du recul, je pense que les personnes qui m'entouraient, sentaient que j'étais différent mais
pensaient que j'étais juste timide, introverti.


Je me retrouve dans cette notion de prison, moi j'ai pris 26 ans.


Durant des années, j'ai usé de tous les stratagèmes pour refuser mon homosexualité. J'étais en souffrance au moment de l'adolescence où j'ai été amoureux en secret de mes potes, j'étais déjà
content d'avoir cette relation privilégière et je caressais l'espoir au fond de moi qu'un jour l'un d'entre eux me fasse une déclaration ... malheureusement pour moi, ça n'est jamais arrivé.


J'ai continué à grandir avec cette frustation et ce désir des hommes. J'ai essayé de me convaincre que c'était de l'ordre du fantasme.


Puis, je suis rentré dans ma vie d'adulte avec toujours cette petite voix dans ma tête qui me harcelait :"quel beau mec, il a un joli petit cul ... j'aimerais le déshabiller pour le voir nu, le
toucher, sentir son corps sur le mien..."


L'arrivée d'internet a été une sorte de soupape où je pouvais "réaliser" mes fantasmes. Discuter avec des mecs qui avaient les mêmes attirances que moi. Derrière la toile, j'avais le sentiment de
pouvoir faire ce que je voulais sans que personne de mon entourage ne se rendent de mes désirs. Merci à tous ces mecs avec qui j'ai pu échangé ou même contribué à mon éducation sexuelle à travers
des webcams bien que je me trouvais pathétique d'en arriver là.


Je devais avoir entre 23 et 25 ans quand j'ai décidé de passer le cap. J'ai rencontré 3 hommes avec lesquels j'ai fait du "touche pipi". Et j'ai arrêté parce que je "trouvais" ça sale.
Aujourd'hui, je me rends compte que c'était simplement le fait que je n'étais pas encore prêt à assumer, c'était trop difficile.


Alors, j'ai souhaité me remettre sur les rails, rentrer dans la "norme", j'ai rencontré une femme avec qui je suis resté 8 ans et je me suis marié. J'ai vécu des années de bonheur mais cette voix
était toujours présente en moi et la frustation devenait de plus en plus présente. Malgré l'amour que me portait ma femme, elle ne pouvait pas assouvir tous mes désir.


J'ai eu une opportunité professionnelle qui m'a permis de quitter le domicile conjuguale. La semaine, j'avais une vie de célibataire. J'ai profité de cette occasion qui m'était donnée pour
prendre le temps de réfléchir à ce que je voulais vraiment. Durant cette période, j'ai connu quelques hommes avec qui j'ai pris beaucoup de plaisir. C'est là que j'ai compris que j'étais prêt à
assumer mon homosexualité. J'ai commencé à en parler auprès d'amis très proche de moi qui m'ont beaucoup soutenu jusqu'au jour où j'ai rencontré l'homme avait qui j'avais envie de construire
quelque chose. 


J'avais 34 ans, j'ai annoncé avec beaucoup de difficulté à ma femme que j'étais gay avant d'engager une relation avec l'homme qui m'avait fait tourné la tête et nous sommes toujours ensemble
aujourd'hui après plus de 2 ans.


Le moment où j'ai décidé de faire mon coming out, je l'ai fait en 15 jours. J'ai annoncé à mes amis, ma famille qui j'étais vraiment. Je dois avouer que j'ai beaucoup de chance car les personnes
qui m'entourent ne m'ont pas jugés et souhaitaient que je sois heureux, c'est qui était le plus important pour eux.


Aujourd'hui, je me sens bien, heureux, épanouï, amoureux comme je ne l'ai jamais été. Mon seul regret, c'est de ne pas avoir eu d'enfant.


Cependant, j'ai le sentiment d'avoir grillé des étapes, d'avoir été trop vite. Aujourd'hui, je souhaite rentrer en contact avec l'association LGBT de Nantes pour rencontrer des personnes qui ont
eu le même parcours que moi. Je souhaite pouvoir les personnes en difficultés, leur faire partager mon expérience.


J'ai eu différentes expériences sur la toile mais c'est la première fois que je parle de moi et de mon expérience.


Alors aujourd'hui, si je peux aider des personnes à sortir de prison... j'en serais heureux

Anonyme 04/06/2016 15:50

Nouveau message pour te communiquer mon mail.

Anonyme 04/06/2016 15:47

Bonjour Fred,
Es-tu toujours dans cette association LGBT de Nantes ? Aides-tu d'autres personnes à sortir de leur prison ? J'ai besoin d'aide, je souffre, j'ai envie d'en finir... Je suis allé plus loin que toi dans mon refoulement car aujourd'hui j'ai des enfants, mais ma vérité a éclaté à mon insu et ma vie n'a plus de sens. Merci

Lenoroy 17/04/2013 19:43


Bonjour,


 


Je voulais simplement dire que je trouve ce poème magnifique. C'est la deuxième fois que je le relis, et il me procure toujours les mêmes émotions. Je me reconnais vraiment dans ce poème, même si
j'ai 20 ans. J'ai laissé passé le temps, en me disant "plutard, c'est n'est pas urgent". Mais aujourd'hui je ne peu plus avancer. Je me suis moi aussi enfermé dans une prison, et maintenant
j'aimerai en sortir Le problème est que les barreaux sont trop bien soudés. Comment en sortir ? Se peut-il que je m'échappe par le petit trou que j'ai déjà creusé, caché dans un coin de ma
cellule ? Ou bien dois-je moi aussi affronter mes juges ? Je ne sais pas. Je laisse encore le temps s'écouler... avec l'espoir de voir un jour prochain la lumière.

tregor 29/12/2012 18:30


Salut Luc,


 


J'aimerais correspondre avec toi car nous sommes plus ou moins dans la même situation.


J'espère que tu liras ce message.


 


A+

damien 01/12/2011 01:41


Trés beau texte qui me met face à une réalité à laquelle je me retrouve . PRISONNIER!


Prisonnier parce que j 'ai honte , honte d'être gay? Ca paraît idiot , pourquoi avoir honte ? Mais je suis perdu ...Je ne sais plus .Que dire, Que faire ? Le dire au fort risque d'^étre renié par
sa famille  ou garder le silence afin de garder celle-ci?


Je suis tombé sur ce site par hasard , car je suis perdu, je ne sais plus . J'ai 20 ans et j'ai peur... Peur de quoi? Moi-même je ne sais pas !


Les filles ne m'interessent et ne m'attirent vraiment pas , me suis-je donner perpétuité et à ne jamais connaitre le grand amour , le vrai!


Dois-je rester célibataire toute ma vie et rester prisonniers ? Ou comment le dire en gardant sa famille ....

Jean Denis 25/07/2011 09:10



Suite de mon commentaire n7:


En fait, après l'annonce de ma femme, je suis aller dans un sauna... et j'ai annoncé à ma femme que j'avais eu une aventure, mais sans préciser avec qui, comment etc... Cela a prolongé les
discussions. J'ai insisté pour la faire déculpabilisé au maximum et puis nous sommes arrivé ensemble à la conclusion qu'il fallait plutôt nous séparer juste après avoir publié mon commentaire.


Nous avons je pense bien réussi à gérer la situation auprès des enfants qui ont bien compris. Ma fille de 10 ans l'a résumé à une de ses cousines dont le divorce des parents se passait mal :
« Mes parents ne s'aime plus d'amour, mais d'amitié, et pour que cela reste comme cela il vaut mieux qu'il ne vivent plus ensemble ».


De mon coté, je me suis senti libéré et j'ai fait pas mal de rencontres en fixant mes propres règles et en me faisant plaisir. J'ai annoncé mon homosexualité à quelques rares personnes, mes
frères (mes parents étant décédés) et quelques amis. Mais ni à mes enfants,ni à ma femme pour le moment. Le divorce est engagé mais pas encore réalisé...


Depuis quelques semaines je revoie un homme rencontré au sauna très régulièrement.... Je suis enfin bien avec moi même.... soit 2 ans après le début de la crise de mon couple...


Reste encore à en parler à un moment ou un autre aux enfants...



Luc 23/06/2011 14:30



Je suis aussi marié. j'ai 49 ans et depuis presque 4 ans j'aime un homme. Ce n'est pas simple. Je dois souvent mentir à ma femme et inventer des RV bidons pour passer du temps avec lui, et dormir
contre lui quelques nuits. mes enfnats sont étudiants, et donc grands. Je pense de plus en plus à quitter ma femme pour vivre avec celui que j'aime. pourtant j'aime aussi ma femme mais je n'ai
plus du tout d'attirance pour son corps, cela ne m'interresse pas. pourtant je ne regrette pas d'avoir passé 25 ans avec elle car ensemble nous avons 3 beaux enfants et sans ces années ensemble
ils ne seraient pas là. Mais bon je dois prendre un.e décision un de ces 4. J'attends de parler avec d'autres mecs dans ma situation.



gast 10/05/2011 17:09



bjr ,


j ai 41ans , et j ai pris aussi pas mal d annees ... la fin approche , je le sens , et le plus important est de" sentir " , justement ...le chemin est long , c est vrai !!! mais tt vos coms me
donnent la peche , et l envie de me bouger ! merci , vraiment , a tous .



Franck 14/12/2010 07:01



Iram,


Ce que tu éprouves pour ta femme c'est sans doute de l'affection. Et c'est normal. Pense à ton petit ami. Je crois que tu n'imagines même pas l'intensité de ses souffrances.


Le regard des autres sera là si tu franchis le pas. Et alors? As tu le droit de vivre ou non?


Tu sais, j'étais vraiment un homme très solide, mais je suis devenu dépressif à cause de cette relation. Je me meurs. Essaie de comprendre ton petit ami.


J'espère que mes mots auront servi un peu à quelque chose. Même si ce n'est pas à moi.


Franck



chris 13/12/2010 16:00



Je me retrouve un peu (beacoup ?) dans ce témoignage . Né dans les années 50 dans un milieu rural , j'ai tjs aimé être avec les filles plutôt que les garçons , j'aimais les jeux de filles pas le
foot ; ce n'est que vers mes 15-16 ans que j'ai senti que j'aimais bien regarder les garçons mais on disait tellement d'horreurs sur les "PD" dans mon entourage (familial ou copains) que j'ai
refoulé en moi cette attirance . J'ai mené une vie de parfait hétéro -mariage,enfants- jusqu'au jour où sur une plage naturiste que j'ai l'habitude de fréquenter je suis allé vers un homme qui me
regardé de façon insistante . Et là j'ai franchi le pas pour la 1ère fois -j'avais presque 50ans- que du bonheur . Depuis je continue à rencontrer des homs , je vis mon homosexualité en cachette
car personne ne sait et je ne veux pas faire souffir ma famille que j'aime , moi je souffre seul mais j'ai trouvé ce que je cherchais - le bonheur d'être en symbiose , ne serait-ce qu'une heure ,
avec un compagnon qui me donne ce que j'attends . Certains penseront que ce que je fais est dégu.... vis à vis de ma famille mais je n'arrive pas à faire autrement , je suis dans une situation
dont je ne sais pas vraiment comment je vais me sortir . Comme beaucoup d'autres je crois . Bizz à tous



Iram 13/12/2010 11:42



Moi aussi je me reconnais dans cet article. J'ai l'impression que le chemin est le même pour beaucoup. Je suis marié, 2 enfants, j'ai 43 ans et j'ai un copain. C'est plus particulièrement à
Franck (commentaire n°6) que je m'adresse. Mon copain est dans la même position que toi, il m'aime et du coup se retrouve prisonnier de cette situation. Il mérite mieux que le peu de temps que je
lui consacre chaque semaine. Il mérite de vivre avec un mec à temps complet et pas uniquement par épisode. Il a besoin de dormir la nuit avec celui qu'il aime et de partir en vacances avec lui.
Ce sont des choses que je ne peux pas lui offrir puisque je suis marié et père de 2 enfants. La situation est difficile pour moi aussi. Je ne veux pas faire de mal et je me rend compte que j'en
fais à tous ceux qui m'aiment. Ma femme sait que j'aime les mecs et a toujours peur que je la quitte. Elle souffre évidement elle aussi de cette situation. Moi je suis au milieu des 2, incapable
de quitter ma femme, ma vie d'"hétéro" et surtout incapable de savoir si je supporterai les regards des autres si finalement je passe le pas et fini par vivre avec mon copain. Je sais que je
dois prendre une décision, je suis homosexuel donc je dois m'assumer, mais c'est dur de quitter une femme pour qui j'ai encore des sentiments, même si je n'ai plus envie de lui faire
l'amour. La quitter parce que je l'aime et pour qu'elle ait la chance de vivre une vie plus heureuse c'est peut être la solution. Reste encore le problème des enfants.
Décidément rien est simple....



Jean Denis 12/12/2010 11:56



Merci beaucoup pour tous ces éléments partagés.


Je suis marié avec 2 enfants. A l'age de 32 ans, mon équilibre précaire a été ébranlé il y a 6 ans à la mort de mes parents. Cela a été l'occasion d'une première expérience avec un homme. Mais en
février dernier, ma femme m'a annoncé qu'elle aimait un autre homme, tout en étant incapable de me quitter. Ils n'ont pas sauté le pas et ne se parle plus et de notre coté nous tentons de
reconstruire notre vie commune. Sauf que moi je n'y arrive pas... Je ne sais pas si je le souhaite vraiment. J'ai des doutes sur ma capacité à rendre ma femme heureuse. J'ai vu un psychologue qui
m'a écouté, mais en m'apportant moins d'aide que ce site... Beaucoup de souffrance avant de sortir du placard?... Je ne sais pas, je ne sais plus....



Franck 12/12/2010 10:55



Bonjour à tous,


Je viens aussi souvent sur ce site. Pas en tant qu'homme marié, mais comme petit ami complètement sous le charme d'un homme marié. J'essaie de le comprendre de mon mieux, mais ce n'est pas
facile. Virgile, lui aussi a 43 ans, et ta façon d'écrire lui ressemble. Ca m'a touché et c'est pour cela que j'ose écrire aujourd'hui.


Mon avis ne sera sans doute pas très objectif, mais vu de l'autre côté de la barrière, j'ai l'impression que cette prison - que je conçois très bien - est bâtie effectivement sur le mensonge et
que seule la vérité peut en faire voler en éclats les barreaux. Alors comment vivre sa vie en ne faisant pas de tort à ses proches? Et bien en ne cachant rien, justement. C'est justement cette
prison qui fait que vous croyez sans doute faire du tort à vos proches en disant la vérité. Non, en disant la vérité vous n'allez pas les mettre au tribunal puis en prison avec vous. Bien au
contraire. Tout le monde sera libre. Vous ne pouvez pas dire à vos proches que vous êtes en prison. Vous ne pouvez que leur dire que vous n'y êtes pas, justement. Là est une grande partie du
paradoxe que vous vous imposez. Une prison sur mesure, créée par vous, et que personne ne connait. La pire des prisons, plus cachée que n'importe laquelle. Sans espoir, sans visites, un lieu de
non-droit.


De plus, si vous avez un petit ami - je parle de mon point de vue, donc -, sachez que celui-ci souffre doublement du fait que vous soyez en prison. Tout d'abord parce qu'il vous aime et n'aime
pas vous voir souffrir, et ensuite, parce qu'il ne peut accomplir son amour au grand jour, avec un prisonnier derrière ses barreaux. Ce petit ami accepte de s'enfermer dans cette prison. Par
amour. Et c'est triste.


Si j'avais pu choisir, j'aurais fui un tel amour qui est destructeur. Mais on ne commande pas ses sentiments, et je ne peux lutter contre. L'homme en prison ne peut faire plaisir à tout le monde
et il fait ainsi souffrir son amant avant tout. Sortir de la prison permet de lever toutes les ambiguïtés, et tout simplement de vivre. Et comme je l'ai dit à mon ami. Il vaut mieux être aimé
pour ce que l'on est qu'être aimé pour ce que l'on est pas. Moi, je l'aime pour ce qu'il est et je suis sûr que beaucoup de monde l'aimerait aussi pour ce qu'il est. Certains ne l'aimeraient
cependant plus. Et alors? On ne peut pas plaire à tout le monde et je trouve malsain de cacher ce que l'on est pour plaire à certains. Nul besoin de faire cela. Pourquoi vouloir être aimé par les
gens qui n'aiment pas ce que l'on est? Par ailleurs, si on prend cela sur le plan plus général, l'homosexualité est décriée par une petite poignée d'intolérants qui colportent des blagues
devenues insidieusement 'le sens commun', et comportant des expressions comme 'sale pédé', 'tapette', qui n'ont pas vraiment de sens pour ceux qui les colportent, les diffusent mais qui
atteignent leur cible en plein coeur tout de même. Comme une propagande manipulatrice - par essence - qui ferait accepter un axiome à la Société - bien pensante -.


Non, il faut savoir dire non et ne pas leur donner raison. Et la Société bien pensante peut penser.


Quant aux enfants, oui, je comprends. Enfin, je crois comprendre. Mais ils ont besoin d'un papa sincère et combien d'enfants sont dans des familles séparées voire recomposées? Combien de divorces
pour des raisons bien plus 'sordides'. 


Virgile, comme tu le dis, on n'a qu'une vie. Ta femme et tes enfants aussi. Je crois que franchir le pas, c'est aussi penser à eux.


J'aimerais tant que mon homme puisse vivre sa vie pleinement. En dehors du fait que cette situation me rend malheureux, j'aimerais tout simplement le voir heureux. Parce que je l'aime. Et j'ose
espérer que l'amour peut triompher de la 'bienséance' malsaine imposée, et qui met en prison des personnes tellement intéressantes.


Les gens qui s'imposent une camisole de force sont sans doute suffisamment fous pour la mériter.


J'espère avoir aidé à dégrafer un peu la camisole.


 


Franck, mis en prison aussi. Par amour.



virgile89 11/12/2010 03:58



Je pourrais recopier le commentaire d'Eric. Je viens de pleurer en lisant ton témoignage. Et comme Eric, moi aussi j'ai 43 ans et je suis encore dans ma prison. Et si je suis sur ce site, c'est
que je cherche des solutions pour en sortir, mais c'est pas simple quand on est marié et père de jeunes enfants...Je n'ai et n'aurai qu'une vie, mais comment vivre en réalité avec moi même sans
faire de tort à mes proches!


Merci pour ce témoignage.



Billie_Holiday420 06/10/2010 18:53



Je vais aller tabasser un ancien prof qui n'a rien fait quand toute ma classe me traitait de tapette.


je préfère faire de la prison que de laisser ces souvenirs pourrir mon esprit.


 



un chemin d'acceptation de soi 09/10/2010 15:17



Avoir la haine


Avoir la haine d'avoir été humilié


Vouloir que ça cesse, ne plus vivre avec ça


Ne plus se dire "il faut attendre, ça finira par passer"


Il y en a marre de la honte!


OUI, Il faut aller voir ce prof et lui dire, qu'une tapette, c'est ça:


Est-ce qu'il faut lui en offrir une pour qu'il comprenne? Pour que, la prochaine fois, il prenne ses responsabilités. Qu'il puisse
écraser les intolérances, les préjugés, la peur de l'autre...



eric 13/09/2010 16:06



Ton article m'a completement boulversé. je me completemeny suis retouvé dans tes paroles sauf qu'a 43 ans aujourd'hui je suis toujours dans ma prison.


J'espère que tu est completement heureux et épanoui aujourd'hui


Amitiés


eric



Miguel 04/07/2009 16:33

C'est un superbe commentaire qui illustre bien ce que j'ai vécu pendant mes 17 ans d'existence mais, j'ai eu la chance de naître dans un endroit qui m'a libéré plus tôt, qui m'a empêché de rester dans une cellule mentale. J'ai eu des amis qui m'ont aidé, soutenu et se sont accrochés à moi quand je coulais dans l'eau trouble du désespoir. Maintenant, il ne me reste plus qu'à trouver quelqu'un qui veuille marcher avec moi sur ce long chemin dans un désert humain jusqu'au prochain oasis où je compte m'installer.

Juhn 29/09/2008 15:41

Un grand bravo pour ce très très beau témoignage, joliment écrit, dans lequel je reconnais beaucoup de pans de ma propre vie !