Un chemin d'acceptation de soi

  Il m'a fallu du temps pour accepter mon homosexualité. J'avais alors 35 ans, j'étais marié, des enfants. Ce n'est pas une situation simple... J'ai fait des rencontres, je me suis documenté, pour comprendre ce qui m'arrivait... Echanger avec des personnes dans ma situation. Comprendre comment j'ai pu me cacher la vérité à ce point pendant toutes ces années? Alors que je connaissais mes désirs, que j'avais tous les éléments pour comprendre qui j'étais.

J'ai rassemblé ici des témoignages, des références, des poèmes qui m'ont aidé. Si ça peut être utile...

CyriIIe

PS: le site s'enrichit des récits envoyés par les lecteurs.

Pour m'écrire / témoigner:

cyrille (escargot) un-chemin-d-acceptation-de-soi.com

 

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Titus18 juin 2017témoigner
Je vais vous expliquer mon histoire...j'ai rencontre un homme sur un site gay moi etant separe avec une fille de 16 ans et lui separe avec 2 filles une de 4ans et une de 3...nous essayons de nous voir quand on sait, cest a dire 1x par semaine ou 2 mais la situation est un peu delicate dans le sens ou personne est au courant. Son ex lui demande de garder les enfants quand elle travaille mais a son domicile a elle, ou quand elle l'invite a diner ou pour faire le jardin cuisiner et faire les taches menageres mais n'ont pas instaure de garde pour les enfants....il retourne ensuite a son appart pour dormir.....nous vivons une belle histoire mais une crainte de ma part s'est installee donc je sais pas comment je dois reagir.si quelqun connait la meme situation ce serait sympa de m.eb dire un peu plus merci
 
Anonyme74917 juin 2017Guérir de l'homosexualité
L'hommosexualité N'EST PAS UNE MALADIE ON N'EN GUERRI PAS ON EN FAIS LE CHOIX C TOUT ET PERSONNE NE VAS FORCER QUICONQUE A ETRE CE QUI POUR LUI EST "NORMAL". PERSONNE N'EST NORMAL ON EST TOUS DIFFÉRENT.
 
 
je lis avec attention les témoignages, je suis perdu voulant être moi et ne pas faire souffrir autour de moi...Les témoignages sont déjà anciens y a t 'il des nouvelles de Nathanael et des autres pour savoir la suite
 
Marco30 mai 2017Prêtre et gay
Bonjour Ermite, pourriez-vous m'informer sur ces Eglises en Belgique plus tolérantes envers les homosexuels?
 
 
 
 
Mon dieu que ça fait du bien de vous lire, j'ai 37 ans et autant d'années de souffrance, je me suis séparé de la femme il y a un an, nous avons eu 3 enfants magnifiques, depuis quelques mois je vis avec une femme formidable, mais à force de parler elle a su percer mon secret et ça m'a libéré, je l'ai par la suite annoncé à mes parents et à mon frere, je ne sais plus où j'en suis !! Si mon message est clair répondez moi, je souffre je ne sais plus que faire je suis torturé, suis je bi, suis je homo, pour moi je suis bi avec une attirance beaucoup plus forte pour les hommes....
 
Bonjour j'ai 55 ans marié 4 enfants. Et après de nombreux plan sexe gay j'ai fait la connaissance il y plus d'un an d'un homme de 51 ans qui vis avec un homme. nous nous sommes rencontrés sur un site gay et depuis nous vivons le grand amour. Pas un jour sans sms et les week-end sans sont longs. Par contre nous nous voyons 1 à 2 fois par semaine et c'est un pur régal. Je sais que cette relation restera une relation d'amants car il adore son compagnon avec lequel il vit depuis 8 ans. Mais quel bonheur de se voir , de s'embrasser , se caliner , causer , rire et faire l'amour.Je vis avec cet homme une relation amoureuse homosexuelle forte et intense. Et c'est super beau d'autant que je ne pensais jamais vivre ce que je considère comme le summum de mon homosexualité : aimer un homme qui m'aime. Mais je suis réaliste et je sais qu'un jour il faudra l'oublier. Mais oublie-t-on vraiment un amour? Didier
 
Bonjour,
Témoignage touchant et bouleversant !
Vraiment...
La gorge nouée et le regard trouble, j'écris ces quelques mots pour vous dire tenez bon, courage vous êtes sur le bon chemin : le vôtre !
VIVEZ JUSQU'A LA FIN QUOIQU'IL ARRIVE !
 
Bonjour,
je suis gay et amoureux d'un homme marié et deux enfants. Votre témoignage fait écho en moi et m'interroge sur la situation de mon amant et s'il souffre tout comme vous de la situation.
Je commence à souffrir également de la situation car je sais que plus le temps va passer plus il me sera difficile de le quitter.
Cette semaine nous nous sommes disputés sur un malentendu mais en arrière plan pour moi il y avait cet intention de le quitter mais cela est déjà bien difficile à faire et même à l'imaginer.
Je vous souhaite du courage surtout celui de vivre pour vous donc une vie qui soit la vôtre !
cela demande courage et énergie mais au final vous gagnez beaucoup en liberté et enfin vous pourrez être !
portez vous bien !

Je ne sais pas par où commencer. Je suis un homme marié depuis 33 ans, j'ai bientôt 54 ans et deux grands enfants. Je ne suis pas tombé par hasard sur ce site où pour une fois je me sens bien. J'ai lu et relu chaque témoignage, poème et mes émotions sont fortes à chaque lecture mélangeant joie et tristesse. Je suis comme vous messieurs, pommé. J'ai été muté à Paris il y a un 5 ans et je partage ma vie professionnelle et ma vie privé à deux endroits. Ce fut une échappatoire, une bénédiction. Je pouvais vivre enfin. Depuis des années, j'ai toujours été attiré par la beauté masculine et les rêves que je faisais dans mon enfance me ramener toujours là sans avoir exactement ce que cela signifiait. J'ai rencontré mon épouse, puis nous avons eu des enfants mais mon attirance pour les hommes était toujours présente. Je me voilais la face et je me contentais de revues, de photos et de plaisirs solitaires sans y mettre un mot.

 

Arrivée sur Paris, enfin libre partiellement, j'ai tenté ma première aventure par un massage gay naturiste, Valentin, un beau garçon plein de charme, tendre et j'ai commencé à aimer les caresses d'un garçon. Pas d'acte sexuel et de doute façon je n'y pensais pas. Les années sont passées, Valentin et moi sommes devenu plus proche. Je l'ai aimé de plus en plus fort à en perdre tout équilibre, mais la réalité de la vie me rattrapait, ma famille. Dans mes relations naturistes, j'ai croisé le chemin d'Hubert, un jeune garçon merveilleux, gay et il m'a aidé à accepter pas à pas cette vérité que je refusais, à me construire. Il m'a conseillé une psychologue pour m'aider. Plusieurs séances, un vrai tsunami m'envahissait, je suis passé d'hétéro à bi et de bi à homo. Le parcourt fut dur et il n'est pas terminé. Aujourd’hui je me suis accepté, je n'ai plus honte de moi et je comprends maintenant mes rêves.

 

2014 enfin, je suis tombé amoureux d’Éric que j’ai connu à la natation. Un garçon merveilleux, cultivé, beau. Nous avons partagé des sorties, des échanges de mail comme des ados branchés mais rien. Je lui avouais que je l’aimais et lui m’avouait qu’il était hétéro. Après cette histoire inachevée, j’ai souhaité faire une pause. Je ne vois plus Eric, Valentin malheureusement, je ne vais plus à la piscine naturiste, comme si je voulais mettre fin à un mal. A nouveau je me voilais la face et j’ai recommencé. J’ai trouvé un nouveau masseur naturiste, avec un petit accent. Il est doux, prévenant, discret et son massage est merveilleux. Premier contact et de nouveaux émois. Je n’ai pas résisté à le revoir une nouvelle fois. Sauf petit bémol, Emmanuel m’a donné ce qui me manquais le plus, de la tendresse que je n’ai plus depuis des années, il m’a enveloppé, rassuré, parcouru mon visage et m’a embrassé. Je tremblais, tout vacillait, ressentais à nouveau du plaisir et je pleurais, conscient de la réalité.

 

Aujourd’hui, si je vous raconte mon récit, peut-être banal, c’est tout simplement que je suis paumé. J’aime les hommes, je suis marié et je me suis juré de ne pas faire de mal à mes enfants. Je pleure, enfermé à Paris et mon épouse ne peut pas comprendre mon mal être. Que faire ? Emmanuel vit en couple, donc pas d’ambiguïté, mais je vais le revoir à travers le massage et un futur repas, mais mon avenir je ne le connais pas. Je vais continuer à mentir et faire semblant. Je n’ai pas le courage et la force de tout avouer. Merci.

. un chemin d'acceptation de soi - dans Homme marié gay (choisir)
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commentaires

Jiji8675 05/07/2016 00:27

Bonsoir cedric

Je suis de retour sur Paris . Tu peux me joindre des demain. En attendant
Bises
Jiji

Jiji8675 26/06/2016 12:17

Bonjour cedric
Je viens juste connaissance de ton petit mot. Je suis de retour sur paris pas avant le 4 juillet.
Je vis etje travaille en parti a paris puis en province .
Tu vis ou exactememt. Tu peux aussi me laisser un message sur mon 06 que tu as.
J ai avance et je sais qui je suis. Jai mis un mot et je ne rougis pas. Jaime les femmes et les hommes. Non pas par l acte sexuel mais parce que je me sens bien. Jai eu un copain qui est aujourd'hui mon meilleur ami. Je ne pouvais pas lui offrir une vie ensemble. Jai fait un choix . jai une epouse et deux enfants qui sont tout pour moi. Alors je ne veux pas les perdre.
Tu en connais un peu plus.Mais je vis cest le principal.
N hesite pas a envoye un sms qd tu ne vas pas.
Il faut aussi s'aider.

Jiji8675 20/06/2016 15:42

Mon cher cedric.
Il y a encore une personne comme moi qui prends du temps pour te lire. Je vis la meme chose que toi et avec ce meme questionnement . si tu le souhaites on peut en parler tranquillement et avec apaisememt . je te laisse mon numero. 0619985904. Tout ecrire ds un message cela prend trop de temps et parfois on peut etre maladroit. Si tu le souhaites on peut en parler.
Bises
Jy

Cedric 21/06/2016 10:18

Merci de ton écoute et de ta réactivité.
As tu pu avancer dans ta démarche au cours de ces derniers mois? Ou reste t on "bloqué" avec les mêmes doutes?
Y a t il un moment plus adéquat, ou te contacter sans te déranger?
Merci d'avance

Cedric 20/06/2016 15:10

Désolé de paraître égoïste, mais il est un peu rassurant de pouvoir lire les errements et émois, d’autres personnes indécises…, de voir que l’on est pas seul et complètement idiot.
Les mêmes réflexions en boucle, l’impression de ne pouvoir s’en sortir par le haut, que par le suicide, pour permettre à son entourage de pouvoir faire son deuil sans choquer, décevoir, exploser leur vie, tout en mettant fin à mon mal être personnel.

J’ai bientôt 48 ans, 2 enfants, marié depuis 21 ans, et j’ai toujours voulu croire que les aspects sexuels n ‘étaient pas importants. Qu’il fallait savoir distinguer l’Amour, la complicité avec mon épouse, la communion de vues et d’objectifs, l’envie de fonder une famille avec une vie sexuelle, peu importante et secondaire…

Au bout de quelques années, tout de même, quand les pulsions sexuelles devenaient trop fortes, que les fantasmes et plaisirs solitaires ne suffisaient plus, je m’autorisais une rencontre furtive avec un garçon, et revenais vite dans ma vie bien rangée, et m’empressais d’oublier et enfouir tout ce qui s’était passé…, jusqu’à la prochaine pulsion. Des rencontres qui ne faisaient que renforcer le coté sordide, avilissant, « bas » des relations sexuelles, tel que je voulais le percevoir…, pour mieux penser qu’elles n’avaient pas d’importance.
Au fur et à mesure, (et notamment à l’occasion d’une thérapie), j’ai appris à mieux accepter, regarder ma part d’ombre, sans pour autant pleinement l’assumer et encore moins pouvoir la partager avec mon entourage…

J’étais marié, heureux de ma famille, mais je manquais / manque d’enthousiasme, le train-train, l’habitude de ma vie familiale…. doublé de difficultés professionnelles.

Pour trouver un peu plus de piquant, j’ai découvert ces Applications mobiles de rencontre, qui permettent d’assouvir rapidement et quasi instantanément ses pulsions où qu’on soit et de manière un peu plus sécurisée que les lieux publics….
J’ai pris goût à ces plaisirs, j’ai consommé ces rencontres furtives, mais j’ai aussi fini par rencontrer des gens intéressants, qui cherchaient autre chose que 15mn de plaisir rapide.

A cette occasion, je suis tombé sur un garçon différent, très vite nos discussions ont dépassé les aspects horizontaux, (nous n’avons même jamais fait l’amour) et je suis tombé petit à petit amoureux, au départ je croyais par jeu, pour me dire que j’étais vivant, qu’à 47ans j’étais capable de vivre des choses fortes, puis amoureux tout court, malheureux si je ne pouvais passer du temps avec lui, parce que j’avais une vie réglée une famille, et que je ne pouvais m’absenter sans raison…
Il est gay, sortait d’une longue histoire avec un garçon, n’avait pas envie de se presser, appréciait notre complicité intellectuelle, et semblait également apprécier le fait de pouvoir avoir beaucoup de temps libre/ indépendant.
Plus mon amour pour lui grandissait, plus je me disais que cela n’avait pas de sens, que je n’étais pas libre, et que nous allions dans le mur, mais entre temps notre complicité intellectuelle se renforçait.

Pendant 6 mois, j’ai réussi à « voler » un peu de temps à ma famille, à camoufler quelques entrevues à l’heure de l’apéritif avant de rentrer diner…, mais ceci devient de plus en plus difficile.

Les vacances approchent, et le fait de ne pas pouvoir passer un week end ou quelques jours ensemble nous pèsent de plus en plus…

Derrière ses cotés détachés, sa recherche d’indépendance et son refus initial de vouloir confesser ses sentiments pour mieux se protéger, son attachement pour moi et notre amour se sont renforcés.

Le temps a passé, et il devient difficile de ne pas pouvoir vivre normalement, de toujours devoir se voir rapidement, de manière dissimulée…
Il est libre, donc a beau jeu de me demander de me positionner… , d’accepter de regarder les choses en face et de savoir ce que je veux… et là je deviens fou, partagé entre mon amour pour lui et l’affection de ma femme et ma famille que je sais ne pouvoir accepter la situation.

Je lis le témoignage de Paul, disant que depuis qu’elle sait, sa femme s’imagine que son mari fait des choses incroyables, dès qu’elle a le dos tourné. C’est exactement ma crainte.
Etre sincère, expliquer qui je suis, ce que je vis, me libérer de ce secret, être vrai, expliquer qu’on peut avoir 2 amours, et « peut-être » concilier les 2…., pouvoir dégager un peu de temps pour être également avec lui, voir si notre amour est capable de resister à l’épreuve du quotidien….
ou continuer à vivre dans le mensonge ou la dissimulation à la maison, et ne pouvoir rien offrir à celui que j’aime, à qui je ne peux demander de m’attendre béatement et indéfiniment, et surtout prendre le risque de le perdre, et de passer à coté de quelque chose de très fort, que je regretterai éternellement.

Dès que je suis sans lui, et après avoir passé les moments de manque de lui, je retourne et ressasse éternellement les mêmes pensées dans ma tête : je ne suis pas libre, j’ai une famille, savoir que leur mari/père est gay sèmerait la désolation, sans aucun retour possible.
NB: J’ai toujours voulu penser que les gens qui divorçaient, manquaient de rigueur et droiture pour leur simple petits plaisirs, en oubliant leur entourage et en faisant payer leurs désirs personnels à leurs enfants…

Je me dis à chaque fois que je dois être fort, savoir privilégier ma famille, au détriment de moi…. mais je n’arrive pas ou n’arrive pas à croire que je vais pouvoir tenir cette posture pour les 20 prochaines années… Mes enfants (19 et 15ans) vont partir et je vais me retrouver avec ma femme que j’aime et à qui je vais continuer à imposer mes petites trahisons et pulsions sans lendemain?
Pour la 1ere fois, j’ai peut être l’occasion d’aligner mon coeur et mes désirs sexuels, la volonté d’être bien avec quelqu’un que j’aime…
Je connais mon coté masochiste et stoïcien, je me crois capable de « libérer » l’homme que j’aime et le convaincre de passer à autre chose, et de mon coté rester toute ma vie profondément malheureux et me dire que je suis passer à coté de l’homme de ma vie, et de ma vie tout court….
Je suis un éternel indécis…

Et ce sont dans ces moment là, où le vertige du choix est impossible, que la tentation de la suppression est la plus importante….

Je ne sais si ce blog est encore lu, mais en tous les cas, cela m’a fait du bien de pouvoir coucher mes émotions, mon désarroi, et si d’autres peuvent témoigner de leur expérience,
J’imagine que beaucoup diront qu’il faut savoir suivre son coeur, mais je suis surement trop torturé, et mental pour accepter de me laisser guider par les seules choses du coeur…, d’où ma déprime…
Ou la crainte même si je devais franchir le pas et rejoindre l’homme que j’aime, d'être dévasté par les dégats irrémédiables que je risque d’entrainer autour de moi, sans retour possible.

JIJI8675 02/12/2014 07:49


Bonjour Paul
6 h 00 du matin déjà parti pour Paris vers mon bonheur. Avant d oublier je te donne mon émail JIJI8675@GMAIL.COM pour nous puissions
échanger en toute liberté sans apporter de jugement et dans un esprit de soutien et d'écoute.
Paul je comprend ton désarroi et cette nouvelle vie est difficile à gérer. Mais tu as le droit de vivre.
Ta relation avec ton épouse est compliqué comme je peux le vivre actuellement. Moi aussi j'ai aussi culpalise. Je n'ai pas fait tout ce chemin pour renoncer.
Il a fallu, seul, vivre cette vérité que j étais homo, souffrir sans pouvoir m' exprimer, voir le regard sonjeur de mon épouse qui ne comprenait pas lorsque je pleurais, partager ton coming out
avec mes amis sur Paris, regarder mes enfants de 29 et 25 ans que j adore et me dire dans ma petite tête, je n'ai rien fait de mal les enfants j'aime les garçons.
Ne crois tu pas que l on a pas assez souffert Paul. Depuis ton petit on m'a fait "chier" avec cette différence que je ne comprenais pas. J'ai fait comme tt le monde, suivre le standart imposé ,
être marié puis père de famille, élevé mes enfants et les écoutés.
Aujourd'hui je n en peux plus et j'ai supprimé beaucoup de projets que nous avions en commun ne sachant plus quel chemin nous allons prendre. Elle trouve que j'ai changé, que mon attitude envers
elle n'est plus la même et pourtant je l ai aimé. Pourquoi ce changement?
Nous ne sommes plus en harmonie depuis quelques années (harmonie sexuelle, idée,optique de vie).
Ces années de solitude dans mon couple où j'ai compris pas à pas , gravi marche par marche et je suis loin de mon palier de stabilisation, que j'étais homo avec une réponse sur mes
attitudes, mes rêves, mon viol consenti comme me la fait remarquer ma psy depuis mon enfance.
Maintenant je le sais et je suis heureux de revivre. Je le partage avec mes amis sur Paris.


Cath m a privé depuis plusieurs annees de l' Amour charnel , la source même de la vie. Je l ai retrouvé recemment dans les bras d'un garçon que j'aime et pourtant je sais que ce chemin ne
sera pas éternel. Je vis des instants présents d'une rare intensité et j'ai temps de chose à rattraper. Je ne veux pas que l'on me juge et je ne l'autorise pas. Maintenant je me prépare à dire la
vérité pour trouver mon bonheur. Je dois le faire pausement sans violence.
Même si elle est responsable, elle n'est pas coupable. Elle ne savait pas et moi non plus. La vie, les relations, notre travail et l'endroit où je vis professionnellement nous ont éloignés.
Alors Paul que fait on a ton avis?


Nous avons déjà trahi nos épouses par notre identité, nos enfants, peut être détruit partiellement une vie de 33 années par nos envies, nos plaisirs avec d autres garcons, c'est déjà fait Paul,
involontairement mais on l'a fait comme moi et je ne vais pas rougir.
Pour finir Paul nous sommes des garcons respectables et je te dis a nouveau , on a rien de fait de mal sinon d aimer un garçon. Aloirs je te conjure, ne fais pas de connerie, tu n'as pas le
droit. Aimer n'est pas interdit.
Je t'embrasse. N hésité pas à échanger avec moi. Es tu sur Paris.

Paul 28/11/2014 23:51


Bonsoir à JIJI8675 (tu as réagi il y a 4 jours à mon commentaire porté sur le témoignage de Ricou).


Bonsoir Trégor, Ricou et Cyrille, Bonsoir à tous.


Hormis les circonstances, la chronologie des découvertes et des questionnements, j'en suis  au même stade que vous, et peut-être plus proche encore de celui de JIJI8675, car comme
toi, je suis paumé en dépit d'un immense chemin vers... l'acceptation de soi parcouru. Parfois... souvent, me reviennent à l'esprit les mots douloureux que mon épouse exprimait après mes aveux...
Une délivrance pour moi certes immense, mais un acte égoïste puisque destructeur. J'ai détruit son passé, son présent, son avenir. Son chagrin est constant, sa colère étouffée parfois mais
violente lorsqu'elle explose, par période, après de longues journées où je m'absente pour le travail, de longues journées où elle imagine son homme dans toutes les situations les plus obscènes ou
scabreuses avec d'autres hommes.... Ses reproches me déchirent comme des sabres, me saignent douloureusement comme des harpons. J'ai beau essayer de me justifier, de la rassurer pour qu'elle
cesse d'imaginer les pires déviances, j'ai beau essayer de lui faire comprendre que j'ai besoin d'un complément sexuel pour être en phase avec moi-même mais la confiance est définitivement rompue
entre nous. Par période elle accepte (dirons-nous) et ça va mais tout reste latent. Parfois ça nous ronge comme un acide, ça me ronge jour et nuit.... je ne dors plus sans
somnifères.


 


Il y a près de deux ans, j'étais à deux doigts de me jeter d'un pont en attendant l'arrivée d'un train de nuit. Elle venait de découvrir ma liaison avec un homme, marié lui aussi... J'ai lancé
des appels à quelques potes, en vain puis l'un d'eux m'a rappelé in extremis lorsque j'étais sur le pont, j'ai éclatté en sanglots. Son appel m'a sauvé la vie, je suis rentré comme on retourne en
enfer. Le temps est salutaire, il m'a aidé à surmonter et à aller de l'avant. Et nous avons eu à nouveau de belles périodes avec mon épouse, notre complicité et notre amour retrouvés... jusqu'à
la crise suivante, moins violente... puis des vacances de rêve, des nuits torrides... jusqu'à la crise suivante, et la suivante....


 


Tel que je le disais au début, je suis paumé car je ne sais pas moi-même ce qui ferait réellement mon bonheur. Vivre avec un homme? Impossible de me l'imaginer, jamais je ne l'ai désiré pas même
dans mon fort intérieur. Le grand amour? Je l'ai vécu intensément avec ma femme. Je l'ai redécouvert avec cet homme marié, magnifique, intense. Mais comme moi, il
est très attaché à sa famille, notre équilibre vital. Des plans sans lendemain? Depuis quatre ans avec un réseau de "réguliers", mariés pour la plupart, des potes de correspondance, des amis
au fil du temps mais toujours hors milieu. Bref, je suis paumé parce que je constate à quel point ma double vie est éphémère et qu'elle le sera sans doute toujours. Paumé parce que cet éphémère
contribue néanmoins à mon équilibre retrouvé alors qu'il détruit ce que nous avons érigé de plus beau, de plus important avec mon épouse, l'harmonie d'une famille, la stabilité
d'un foyer, un nid d'amour....


 


Je suis paumé lorsque je lis la détresse de certains hommes qui, en dépit de leur libération dans et pour la vérité, ne trouvent pas l'âme soeur, le bonheur, l'homme dont ils rêvent
inlassablement... Combien de coups de foudre ne sont-ils pas réciproques... Combien d'attente et de cabrioles pour retrouver son bien-aimé quelques heures seulement... toutes les deux, quatre ou
six semaines... Combien de déceptions et de désillusions avec ces beaux parleurs volages... L'homme n'est-il pas un chasseur inné, égoïste dans sa quête de plaisirs charnels? ET de fait un
amant est-il fiable? Le suis-je moi-même??? Suis-je entrain de rattraper le "temps perdu" s'il en est? Ou entrain d'obéir à une nouvelle libido d'adolescent attardé? Suis-je sous
l'emprise du démon de minuit avant que l'horloge biologique ne me rappelle à l'ordre???.... Qui et comment serais-je à 60, 70 ans... Heureux?


 


Je suis paumé pour toutes ces raisons, toutes ces questions sans réponse, pour toutes les inconnues que cela suppose, pour tout le mal que je fais et peut-être aussi pour tout le mal que
je ME fais en imaginant le faire pour un bien... Lequel au juste? je ne sais plus!!


 


Et vous?


Avec toute mon amitié et mon empathie pour ce que vous vivez...


Paul

trégor 30/10/2014 09:13


Salut Cyrille,


Je suis entièrement d'accord avec toi car c'est avec l'aide de ce forum que j'ai réussi à prendre ma décision. Mais que de temps perdu! Que de souffrances! J'ai "perdu" du temps à me poser
toujours les mêmes questions sur le bien fondé de mes désirs, de mon souhait d'être moi! Alors qu'il était évident qu'on ne pouvait vivre ainsi dans le mensonge, sous peine de s'aigrir, de tomber
malade ou de finir sa vie avec des regrets de ne jamais avoir été soi même. Là se trouve la raison de mon langage un peu brutal ! Je ne veux qu'ils perdent des années à se poser des questions
alors que la réponse est évidente. Je l'ai compris où des collègues, des amis , Ricou du forum et d'autres m'ont ouvert les yeux.


Amitiés


Trégor

trégor 29/10/2014 15:42


Bonjour à vous 2,


 moi aussi, j'a eu le même vécu que vous deux. Marié, deux enfants autonomes et cette attirance pour les mecs que j'avais soigneusement occultée qui me revient à 50 ans. J'ai connu des mecs
comme si je voulais rattraper le temps perdu et j'ai trouvé le vrai amour. Pendant 8 ans, nous nous sommes rencontrés tous les jours (il habitait à 500 ms de chez moi et il m'a attendu! Moi,
tiraillé entre le devoir conjugal (le mariage) et cet amour sincère et merveilleux. J'en ai souffert physiquement et moralement jusqu'au jour où j'ai enfin réussi à tout dire à ma femme; Dès
lors, avalanche de haine et de méchanceté de la part d'une femme très praticante. Nous sommes en instance de divorce et je vis avec lui et nous partageons ce bonheur. nous avons une petite maison
en campagne et nous vivons dans la vérité. Tous mes maux ont disparu. J'ai encore des moments où je culpabilise mais nous avançons. Je pense qu'il y a un moment où il faut prendre LA décision.
Soit se taire et rester sans s'apitoyer sur son sort, soit prendre son courage à deux mains et partir. Cette deuxième possibilité évite de continuer à mentir et d'avoir des regrets! Conclusion =
partez et vivez ou restez et taisez vous!!


 


Amitiés

Cyrille 29/10/2014 20:58



Tu sais Tregor combien je me réjouis avec toi de ton nouveau bonheur et je comprends que tu encourages les gays-encore-mariés à faire le pas de la séparation et d'une nouvelle vie. Surtout que tu
te dis peut-être comme moi que si c'était à refaire tu te séparerais de ta femme plus tôt. Ceci dit, chacun son chemin, chacun le temps qui lui est nécessaire pour faire ce chemin-là. Venir ici
exprimer ce que l'on ressent, ses doutes, ses questions, ce n'est pas s'apitoyer. Ici, c'est un lieu où on peut se permettre de dire "Je n’ai pas [pas encore?] le courage et la force de tout
avouer". Bises



JIJI8675 24/10/2014 11:22


Pour Pascal


Je voulais te remercier pour ce délicieux commentaire, une partie de notre vie. Actuellement dans ma thérapie d'acceptation, je sais qui je suis et comme je le disais je n'ai plus honte.
Actuellement tout se bouscule. J'ai 53 ans et depuis que je vis professionnellement sur Paris, je réalise pas à pas mes attentes, même si parfois je peux me bruler les ailes. Pour moi rencontrer
un garçon, si un jour de on veut de moi, c'est du partage, de l'amour, avoir les yeux qui brillent, enfin être amoureux et me donner l'espoir d'exister. Mercredi je suis aller au Marais pour
prendre un pot, seul malheureusement, à l'Open Café bar branché gay et la le flop, je n'y suis pas arrivé. Je n'étais pas encore capable de franchir ce cap et pourtant. Je suis parti Aux
Marronniers, petit restaurant dans le Marais très sympa, et à cet endroit virvoltait des couples, des amis en majorité gay. J'observais et la tu vois Pascal, les gestes d'amour sont les mêmes que
pour les hétéros. Alors il faut arrêter de ranger les humains dans des cases. Si tu savais à ce moment là, j'aurais voulu connaitre ce soupçon de  bonheur. 


J'ai lu et relu ton témoignage et j'essaye d'analyser. Mon épouse et moi nous avons partagé de merveilleux moments et les enfants ont bercé notre vie. Aujourd'hui nous évoluons différemment, de
l'amour nous sommes passé à de l'amitié et les gestes d'amour sont plus rare. Les activités professionnelles de chacun ont tous détruits depuis que les enfants sont partis et nous nous sommes
perdus. Alors pourquoi un garçon?. Il ne faut pas se mentir mais je me dis pourquoi moi!!. 


Auparavant ce désir était latent. Je faisait du sport (athlétisme, aviron) et des corps très athlétiques, j'en ai croisé mais je faisais comme tt le monde, le standart. A ce jour je poursuis ces
activités et je m'entretiens pour plaire un jour mais à qui. Mon épouse me regarde de temps en temps plus préoccupé par son travail et la vie de nos enfants (29 - 25) et je suis comme une potiche
qui attend. 


Il y a deux jours après un appel , nous nous sommes fortement expliqués et des échanges sur notre avenir ont fusé. Avant je ne pouvais pas mais aujourd'hui je n'ai pas le choix. Ce qui me
pertube, c'est l'amour que j'ai pour mes enfants surtout mon fils qui m'idolâtre. Je ne veux pas les faire souffrir. Quel dilem !!. 


Je vais essayer de me construire une vie mais je connais pas le chemin mais je veux vivre et non survivre.


Merci Pascal. Si tu souhaites me contacter je serais disponible.

Pascal 23/10/2014 17:39

Bonjour, j'ai un parcours plutôt similaire, amoureux des filles depuis toujours, mais attiré par les garçons depuis qu'on est passé de jeu genre touche pipi à la réalité sexuelle entre garçons...
enfin jusqu'à ce que je touche une femme lorsque j'avais pratiquement 20 ans, j'ai été amoureux fou en secret d'un copain et je n'ai jamais avoué ma personnalité, trop honte et pas possible de le
faire avec la vie que je menais... après plus de 20 ans de vie commune et 2 enfants, j'ai commencé à me poser des questions lorsque ma femme me faisait des reproches, qu'elle me faisait déjà au
début de notre union... et un jour j'ai quitté la maison pour faire ma vie homosexuelle... mais je ne pouvais pas, ceux qui m'attiraient étant plus de la tranche d'âge de ceux que j'avais aimé, je
n'ai jamais réussi à trouver celui qui voulait bien de moi et je me suis découragé... j'ai aussi réalisé que j'aimais aussi ma femme et mes enfants... que je leur avais fait mal, malgré les
douleurs que je ressentais dans cette vie étroite que je vivais en tant qu'hétéro... aujourd'hui je ne veux plus partir de chez moi parce que je sais que le bonheur peut être vécu de différentes
façons... si j'arrive à avoir un copain régulier je serais le plus heureux, en espérant trouver quelqu'un qui recherche le même genre de relation... je te souhaite de trouver ton bonheur sans faire
de mal à ceux que tu aimes, parce qu'ils t'aiment aussi... j'en suis convaincu par rapport à ce que je viens de vivre depuis pratiquement 3 ans de tiraillement avec ma femme et mes enfants...
aujourd'hui nous sommes heureux, même si je ne trouve pas toujours mon compte sexuellement... mais je sais que, quelque soit la façon de vivre que j'aurais choisi, je n'aurais pas réussi à être
heureux séparé de ma famille, comme de vivre avec sans possibilité de faire de temps en temps des bains de jouvences sexuelles avec des mecs bien plus jeunes que moi... ce qui est relativement très
très rare de trouver... donc courage, soit tranquille dans ta vie et le bonheur viendra à toi...