J'avais honte de mes désirs homo, aujourd'hui,
je suis fier de les accepter, et j'ai envie de les vivre,
de vivre, d'être moi-même, enfin!
Une anecdote pour commencer:
Je participe à une réunion dans le cadre d'une association de bisexuels. Un mec dans ma situation; marié, mais attiré par les
hommes, a cette expression: "Je voudrais qu'il existe une potion à avaler pour ne plus ressentir cette attirance, ces envies." Et moi je me dis "même si cette potion existait, je ne la boirais
pas."
Cela me fait réfléchir: mes désirs homosexuels remettent en cause ma relation avec ma femme, la stabilité que je voulais pour
mes enfants, et je ne suis pas prêt à boire la potion! Je le comprends alors: mes désirs homosexuels, j'y tiens! Après les avoir tant cachés à moi-même et aux autres, j'ai fini par les
accepter. J'ai pris conscience de toute la honte subie. Je suis en colère d'avoir eu tellement honte de moi, de m'être habitué à avoir honte. J'ai si longtemps vécu dans la peur d'être découvert.
Mais j'ai finalement réussi à m'accepter, à ne plus avoir honte, à me construire une image de moi positive avec mes désirs homosexuels. Ce chemin parcouru, c'est mon histoire, c'est
important pour moi. Essentielle aussi la solidarité que je vis avec mes pairs.
Dans Comprendre l'homosexualité, Marina Castañeda cite Marcel Proust:
"Ce que nous n'avons pas eu à déchiffrer, à éclaircir par notre effort personnel, ce qui était clair avant nous, n'est pas à nous."
Pour moi, être gay, c'est aussi un choix. En tous les cas, un choix de bien le vivre (dans la fierté, pas dans la
honte)!
C'est dur de me dire que pour vivre une vie qui me ressemble, pour être authentique, je dois divorcer. Mais je ne peux plus
revenir en arrière. Ce besoin de vivre enfin ce que je suis après m'être contraint à être comme les autres est devenu trop fort pour moi.
Faudra-t-il que je ressente ce pincement au coeur, cette impression d'être passé à côté de ma vie à chaque fois que je
vois deux mecs se tenir par la main?
CyriIIe
Article liés :
→ Homme marié, comment j'ai géré mes désirs homosexuels (différemment au cours du temps)
.
→ coming out d'un père de famille




J’ai toujours été attiré par les hommes. Longtemps, j’ai considéré ces désirs comme étant de l’ordre du fantasme. Un
fantasme secret, et les quolibets entendus ici et là (pd, tapette, fiotte...) m’ont rapidement convaincu de 
que cela était vivable de rester avec ma femme et d’avoir un amant. Cela me permettait de me regarder dans la glace le matin,
tout simplement. Je me considérais comme un mec curieux de la vie qui aimait le sexe et les expériences variées. C'était plutôt valorisant et correspondait à une image de moi-même qui me plaisait
bien.




Je reviens sur cette question:
barrière absolue entre ce que je m’autorisais dans ces moments-là, et ma vie sociale,



















parler de nos vies ...